Archive for the 'revenus' Category

Feb 5th 2008 Comparaison des revenus des blogs

Juste pour comparer deux situations extrêmes.

D’un côté Vincent Abry qui gère plusieurs sites avec 372′965 visiteurs uniques en janvier pour 500′000 pages vues déclare avoir gagné $1′963 soit un CPM de $3.9 ou un revenu par visiteur de $0.005

D’un autre côté Lloyd qui gère un blog sur le forex avec 4′482 visiteurs uniques en janvier pour 11′097 pages vues déclare avoir gagné $1′020 soit un CPM de $91.9 ou un revenu par visiteur de $0.228

Lloyd est mon nouveau dieu ;)

Crédit photo 

16 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / publicité and revenus

Jan 24th 2008 Dailymotion, 20 millions d’Euros de revenus en 2008

Dailymotion prévoirait un CA de 20 millions d’euros en 2008. Quand j’ai lu cette ligne ça m’a paru très faible vu l’importance de la plateforme vidéo. J’ai un peu fouillé et j’ai trouvé les chiffres suivants…

Dailymotion en chiffre :

  • 42ème site mondial
  • n°2 des sites de vidéo en ligne après Youtube
  • 52-55% d’audience Française
  • 33-37 millions de visiteurs uniques (VU) par mois, 1.3 milliard de pages vues (juin 2007) -
  • 40.2 millions de VU, 1.2 milliard de pages, 667 millions de vidéos vues (novembre 2007)
  • Levées de fonds 7 millions + 25 millions (août 2007)
  • Annonce un objectif de CA de 20 millions en 2008
  • > 60 employés (pas trouvé de données)

A priori la croissance de Dailymotion va continuer à augmenter ils devrait donc avoir au minimum 700 millions de vidéos vues par mois sur 2008, soit environ 8.4 milliards sur l’année (estimation faible). Chaque vidéo rapporterait donc 0.24 centime d’euro, je ne sais pas si on parle de CPM dans les vidéos mais si c’est le cas on a un CPM de 2.38 euros sur les vidéos vues.

Si on parle en pages vues (PV), il y aura au minimum 14.4 milliards de PV ce qui donne un CPM de 1.4 euro… A comparer au $0.1 / $0.33 soit €0.07 / €0.24 de Myspace (donnée 2006 ?) et au €10 d’un portail généraliste (donnée tirée de mes divers expériences).

Remarque : J’ai pris un objectif bas en page vue, il est très probable que le nombre de pages et vidéos vues soit plus élevé. Le CPM sera d’autant plus faible.

Dailymotion a donc l’ambition de se placer entre un réseau social “fourre tout” qui génère de la page vue et un portail plus ou moins spécialisé. Leur objectif est donc cohérent.

Est ce que ça suffit pour être rentable ? La masse salariale doit être d’au moins 5 millions d’euros (s’il y a bien plus de 60 salariés), ce qui laisserait 15 millions d’euros pour payer la technique, location des locaux… A première vue je dirais que c’est suffisant pour être au moins à l’équilibre mais c’est une logistique qui me dépasse !

Qu’est ce qu’on peut tirer de tout ça ? Les plateformes vidéos ne sont pas vraiment rentables, elle génère beaucoup de volume en audience mais les revenus associés sont faibles comparé aux portails qui ont de plus moins besoin de bande passante à fournir. C’est certainement pour cette raison que certaines plateforme se sont tournées vers le BtoB (Kewego, Vpod, Scroon…).

Est ce que les challengers vont dans le mur ? La lutte sera difficile, la course à l’audience devra s’accompagner d’une course aux revenus. Les revenus sont plus importants dans le contenu pro, il faudra donc produire ou acheter des vidéos ce qui alourdit les charges et diminue les bénéfices. Des sites comme Seesmic auront du mal à gagner leur vie à moins de trouver LA source de revenue qui n’existe pas encore ou de se faire racheter ;)

Sources :

15 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Reflexion and business and publicité and revenus

Jan 15th 2008 Estimer la valeur d’un site Internet (bis)

J’essaye d’estimer la valeur de mon site Internet et après de nombreuses discussions avec pas mal de gens différents j’avance dans ma réflexion.

Avant de lire il faut bien comprendre que j’estime un site Internet sur lequel je travaille seul, donc tous les bénéfices représentent mon revenu. Je n’ai pas de salarié et peu de charges en dehors de l’hébergement et de quelques factures de sous-traitances.

Un expert comptable m’a donné une méthode pour estimer rapidement l’ordre de grandeur de la valeur d’un site :

Une première approche que vous pouvez faire tout seul, si vous avez établi le bénéfice annuel de ce que vous rapporte votre site:

  •   Otez au bénéfice que vous en avez tiré, le salaire brut, - multiplié par 2,5 - , que vous verseriez à un technicien qui y aurait passé le même temps que vous.
  •   divisez le résultat obtenu par 0,0947. (Le résultat doit rémunérer l’apport au moins au taux moyen de rendement des obligations du secteur privé (0,0447) augmenté d’une prime de risque pour l’apporteur (0,05).)

Cette valeur est assez proche de la réalité si tout laisse à penser que le niveau de bénéfice sera identique durant les prochaines années …..

Cette méthode de calcul est une bonne approche si on achète un site en espérant toucher des dividendes chaque année (9.47% de rendement). Par contre elle tient compte uniquement du dernier bilan et non pas du potentiel de croissance.

En mixant un peu tout j’arrive avec 5 estimations différentes, toutes sont correctes dans leur raisonnement mais les écarts sont assez importants. Pour illustrer tout ça j’ai fait un exemple basé sur mes données mais les chiffres ont été modifiés, ce ne sont pas mes vrais revenus.

Voici le tableau d’évolution du chiffre d’affaire, des dépenses  (hébergement…) et des bénéfices. Je donne les résultats sur 3 ans et la prévision pour les 5 prochaines années :

J’estime que pour me remplacer je devrais prendre un informaticien et un analyste à temps partiel. Le tout pour un salaire de 45′000 euros annuel (c’est bien payé), soit 112′500 euros avec les charges (on multiplie par 2.5)

  • Estimation par comparaison : J’avais arbitrairement décrété 1€ de CA = 10€ de valo
    En 2007 CA = 276′135€ donc la valo est de 2′761′350€
  • Estimation par amortissement sur 5 ans : J’estime que l’investissement doit être amorti en 5 ans.
    Salaires versés sur 5 ans : 112′500 x5 = 562′500€
    Bénéfices prévus sur les 5 prochaines années : 2′385′273€
    Valo estimée = 2′385′273 - 562′500 = 1′822′773€
  • Estimation selon Expert comptable : L’investissement doit rapporter 9.47% par an
    Salaire de remplacement : 112′500€
    Bénéfices au dernier bilan : 253′772€
    Bénef réel estimé = 253′772 - 112′500 = 141′272€
    Valorisation : 141′272 / 0.0947 = 1′491′790€
  • Estimation selon expert comptable en tenant compte du potentiel de croissance sur 5 ans
    Salaire de remplacement : 112′500€
    Bénéfices moyen prévu sur les 5 prochaines années : 477′054€
    Bénef réel estimé = 477′054 - 112′500 = 364′554€
    Valorisation : 364′554 / 0.0947 = 3′849′574€
  • Estimation selon expert comptable en tenant compte du potentiel de croissance sur 2 ans
    Salaire de remplacement : 112′500€
    Bénéfices moyen prévu sur les 2 prochaines années : 366′435€
    Bénef réel estimé = 366′435 - 112′500 = 253′935€
    Valorisation : 253′935 / 0.0947 = 2′681′472€

Moyenne des valorisations :  2′481′374€

Toutes ces méthodes donnent des valorisations très différentes. Si je me mets côté vendeur je ne peux exclure le potentiel de croissance dans la valorisation j’exclue donc la méthode comptable, et du côté acheteur je peux difficilement prendre en compte une projection sur 5 ans (surtout sur Internet). La méthode par comparaison est un peu ésotérique. La dernière estimation semble un bon compromis, elle se rapproche d’ailleurs de la moyenne (et de la méthode par comparaison…).

Un achat d’un site, avec de tels résultats et une perspective de croissance continue sur au moins 2 ans, pour un peu plus de 2.6 millions d’euros devrait rapporter environ 10% par an à l’acheteur. De plus l’acheteur a la perspective de faire une plus value importante s’il revend le site dans les 2 ans.

A force de réfléchir là dessus, je pense que cette réflexion est correcte.

Dans mon cas le site est intéressant car il pourrait rémunérer des salariés et continuer à faire des bénefs pour les actionnaires. De plus le taux de croissance est important et continue depuis longtemps de qui donne des perspectives de plus values intéressantes. Je suis dans le cas idéal.

Dans le cas d’un site qui ne ferait pas de bénef après avoir payer son/ses salarié(s) la valorisation serait donc uniquement basée sur le potentiel de croissance (si en plus il n’y a pas de potentiel de croissance je ne vois pas l’intérêt de l’acheter !). Les revenus sont donc plus aléatoires puisque uniquement basés sur des projections. Il faudrait donc estimer une valeur future et déduire un rendement. C’est un peu ce qui se passe dans la valo des sites “Web2.0″ qui n’ont pas encore de revenus décent mais qui sont valorisés très chers car on voit en eux un potentiel sans limite… Pure spéculation. Des fois la spéculation paye (ou pas)

Un site peut faire des bénefs sans avoir de potentiel de croissance. Dans ce cas les bénéfices devront être conséquents pour intéresser les investisseurs. Pas de croissance sur Internet = pas cool.

Vous êtes arrivés jusqu’au bout sans mal de tête ?

13 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Prévisions and Reflexion and Valorisation and business and revenus

Jan 8th 2008 Moins de pub sur France Télévisions, plus pour le Web

Nicolas Sarkozy l’a annoncé, il souhaite que la publicité disparaisse des chaînes publiques.  Ca a eu un effet immédiat sur le cours de bourse des chaînes privées, TF1 en ce moment enregistre plus de 10% de hausse. La raison est simple : les investisseurs pensent que l’investissement publicitaire va passer de France Télévisions aux chaînes privées. Ce n’est pas faux.

Et si toute cette manne ne partait pas seulement sur la TV mais aussi sur le Web (comme je l’ai lu ici). Vu les montants en jeu les effets pourraient être très bénéfiques pour le Web français.

Sur le rapport financier de France télévisions on peut lire que les recettes publicitaires en 2006 se sont élevées à 765.3 millions d’euros, ça représente tout de même plus de 60% des recettes totale de l’e-pub qui étaient de 1.24 milliard d’euros en 2006 (d’après les chiffres du jdn). Et comme je ne pense pas que les chaînes privées n’arriveront pas à prendre tout le budget publicitaire le web devrait en profiter.

On pourrait donc connaître en 2007 une forte progression des dépenses publicitaires sur Internet. C’est bien mais qui va en profiter ? 

Toujours d’après le rapport financiers de France Télévision le secteur alimentaire représente 22.3%, Hygiène et beauté 13.6%, Ensuite viennent l’édition, les télécoms… Les sites généralistes et plutôt féminins pourraient être les premiers bénéficiaires, Doctissimo par exemple qui connaît déjà une forte croissance d’audience pourrait prendre une bonne part du gâteau (d’ailleurs ça m’étonne que son cours de bourse n’ait pas bronché lors de l’annonce de Sarkozy). Le nouveau site de Voici qui a comme objectif d’avoir un million de visiteurs uniques par mois arrive au bon moment, le partenariat de Chauffeur de Buzz et d’un groupe Média aussi, je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a eu des délits d’initiés mais bon…. Les sites high tech (et pourquoi pas certains blogs) devraient aussi tirer leur épingle du jeux. De mon côté je ne risque toujours pas de voir l’ombre d’un euro français ;)

Et pour Mr et Mme tout le monde qui ne profitera pas de ces retombées ? et bien tournez vous du côté des actions des sociétés françaises qui vivent en grande partie de la pub. J’ai déjà cité Doctissimo du côté des sites média mais il y a aussi les régies comme Hi-Media.

Et si le plan se déroule sans accroc vous gagnerez plus en travaillant moins grâce à Nicolas Sarkozy… Elle n’est pas belle la vie :)

PS : je décline toute responsabilité en cas d’effondrement des cours de bourse des sociétés mentionnées ci dessus. Je ne suis pas devin non plus !

7 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / publicité and revenus

Jan 4th 2008 Regarde le passé, imagine l’avenir

Fixer des objectifs pour les années qui viennent est un exercice perilleux. Les objectifs de CA ou d’audience sont rarement dans les projections. Tant pis, je me plie quand même à l’exercice.

La méthode est rudimentaire, je prends l’évolution des années précédentes et je fais une rêgle de 3. Ca donne une idée de ce qui est envisageable et ça évite de réver en s’imaginant qu’on va tutoyer les sommets en 6 mois… Ben oui, à moins d’un miracle si on ne bosse pas plus il n’y a pas de raison que la croissance s’accélère.

L’audience trimestrielle a une croissance quasi constante, j’ai connu un creux en 2006 lorsque j’avais 2 boulots en parallèle. Curieusement le creux a été comblé dès que j’ai repris mon activité à 100%. Si je continue sur ce chemin je devrais enfin atteindre les 500′000 visites mensuelles en fin d’année et les 600′000 fin 2009.

Chiffre d’affaire, même combat, on prend les chiffres des années précédentes et on évalue le CA futur. Pour affiner un peu j’ai mis en parallèle le CA (courbe) et le nombre de visites (histogramme) sur l’année, j’ai une corrélation assez importante entre ces deux données, ce qui me laisse penser que si j’atteins mes objectifs d’audience je pourrais enfin faire l’aile ouest du chateau.

Si je travaille dans la continuité je devrais pouvoir atteindre ces objectifs. Si j’intègre un actionnaire (et donc un apport de trésorerie) et que je ne travaille plus seul sur la technique alors mes objectifs seront relevés de 50% sur 2 ans (ce chiffre n’est pas totalement basé sur du pifomètre).

Le chemin est tracé, il reste à essayer de le suivre sans se disperser. La stratégie de diversification géographique est le point clé pour continuer à réussir, la tentation de m’inspirer du web 2.0 est le meilleur moyen de me disperser.

10 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Audience and Objectifs and Prévisions and Reflexion and Stratégie and revenus

Dec 13th 2007 Réseaux sociaux, monétisation et Web3

J’ai lu pas mal de billets sur le Web3. Si on fait le tri et qu’on enlève tout ce qui se rapproche du people j’en tire trois informations :

  • Il y a un doute sur l’avenir des réseaux sociaux.
  • Pas mal de société ont du mal à trouver un business modèle viable.
  • Il faut penser global.

Sur les réseaux sociaux (type facebook ou autre) je reste dans l’idée que ce n’est ni plus ni moins qu’une évolution des forums avec un peu plus d’options. Avec un peu de recul je pense que les blogs sont aussi une évolution des forums dans lesquels seule une personne lance les sujets, contrairement aux forums ou tout le monde peut le faire. L’avantage du forum c’est que les participants ne sont pas liés, ils peuvent passer d’un forum à l’autre sans avoir le sentiment de laisser tomber une communauté (sauf cas exceptionnel). L’inconvénient du forum c’est que les meilleurs participants sont souvent fondus dans la masse. Le contraire des blogs.

Avec les réseaux sociaux on revient un mode de fonctionnement identique aux forums. Dans quelques années il est probable que les sites de type Facebook tournent avec des millions de membres inscrits mais seulement une petite partie active (ceux qui ont participer ou tenus des forums comprendront). Et les plus actifs finiront par penser qu’ils donnent beaucoup de temps sans recevoir en retour. Et on reviendra sur un “mode blog” avec peut être des mini réseaux sociaux tournés vers une personne. On discutera alors de la façon de monétiser ces minis réseaux personnels (comme pour les blogs).

Et comme l’histoire est un éternel recommencement ça risque de se répéter infiniment. Je ne suis pas assez calé en histoire pour pouvoir dire si dans le passé (avant Internet) il y a eu des périodes “communautaires” suivies de période tournée vers le culte de la personnalisation. Un peu comme 68 = communauté et années 80 = réussite personnelle.

Je vous invite à lire l’Inspiration digitale de Daniel Broche dans lequel il compare le web à une ville et ou on trouve Microsoft comme un promoteur, Les navigateurs comme des automobiles, les annuaires comme des routes, Google comme le périph, les FAI comme les compagnies pétrolières, le web mobile comme la campagne et Android de Google comme l’Autoroute, Les blogs comme les pub, cafés et PMU, Facebook comme un parking en centre ville et les réseaux sociaux comme des bus, métros ou navettes… Si je suis d’accord avec la plupart des comparaisons, j’assimilerai plutôt facebook et autres réseaux sociaux (Youtube compris) aux cinémas, cafés, et autres lieux de détentes ou on vient flâner et discuter sans but précis. En effet on ne peut pas les comparer à des moyens de transport car ils nous emmènent rarement quelque part (en tout cas ou on avait décider d’aller), ce sont plutôt des impasses.

Si je parle de tout ça c’est pour mettre en évidence que Facebook et autres sites similaires ne devraient pas devenir le coeur du web comme on le lit parfois. Au plus ce seront des énormes parcs d’attraction ou des gigantesques complexes ciné. Si ils auront la possibilité d’en tirer des revenus conséquents ils ne seront pas irremplaçables. Les promoteurs et autres constructeurs de route ou compagnies pétrolières par contre ce sera moins évident de les renverser.

On arrive sur le deuxième point : la monétisation. Le web se cherche, il ne semble pas y avoir de modèle de revenu pour les sites communautaires. On veut du gratuit sans pub.

Si on vise le grand public je pense que le gratuit s’impose. Internet regorge d’information et il devient très difficile de la vendre. L’internet gratuit crée l’audience et la renvoie, moyennant finance, à des sites de e-commerce (j’inclus les ventes de marchandises, de services, bancaires…). Si on me demande quelle est le site parfait je répondrai que c’est celui qui arrive à produire le contenu gratuit afin de créer une audience puis de revendre ses propres produits à cette audience, ça a l’avantage de pouvoir cibler au maximum le contenu pour toucher l’audience parfaite pour nos produit. Un exemple : boursorama. De là à dire que pour lancer un site de e-commerce il est judicieux de construire en parallèle un site d’information sur le produit et tout ce qui tourne autour il n’y a qu’un pas (Saveur-Biere a été construit sur ce modèle).

La monétisation passe par cette compréhension. Les sites qui n’ont pas vocation à vendre quelque chose doivent inclure dans leur cahier des charges l’obligation de créer des chemins vers des sites commerciaux. Ca passe par les bannières de pub, l’affiliation, le sponsoring, la vente de liste de contact… Il y a certainement des idées à explorer dans ce sens, je m’y emploi chaque jour ;) D’un autre côté les sites commerçants doivent connaitre les lieux de passages de leur futurs clients pour pouvoir ouvrir des chemins pertinents.

Et on arrive sur le dernier point : penser global. Même si c’est inclue dans ma stratégie je ne pense pas que ce soit forcement nécessaire. Comme dans la vie hors du web, le monde connecté peut faire vivre les grand groupes internationaux et les petits sites de quartier, les revenus seront moins importants mais les moyens à mettre en oeuvre aussi. Au final si la barque est bien menée le rendement devrait être au rendez vous. Il faut quand même dire que l’internationalisation est relativement simple sur le web et que c’est dommage de ne pas en profiter.

12 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Reflexion and Revue du web and business and publicité and revenus

Nov 29th 2007 Changements chez Adsense

Comme vous le savez certainement il y a eu des changements dernièrement chez Adsense. Les zones cliquables ont été fortement diminuée pour éviter les erreurs de clics.

Ce changement a eu lieu entre le 13 et le 14 Novembre. Depuis la mi 2004 je suis mon compte adsense de très près, j’observe la performance des annonces, les taux de clics, les prix des clics…etc…

Alors que le nombre d’annonce que j’affiche est en constante progression

Le nombre de clic a connu un décrochage lors de la mise en place du système. La baisse a été de l’ordre de 30%.

Dans les jours qui ont suivi ce changement mes revenus ont été fortement impactés. Le prix au clic n’ayant pas évolué dans le bon sens. C’était sans compter sur la faculté d’adaptation de Google et en quelques jours la tendance a été inversée. Le prix du clic est actuellement a un niveau que je n’avais pas connu depuis plus d’un an et, ce qui me rassure un peu, se maintient sur un niveau élevé. Ce qui me laisse penser que ce n’est pas une aberration comme il y en a parfois (le 13/11 -jour du changement- par exemple).

Il y a un gros point noir quand même : le CPM qui reste sur des niveaux assez bas. Cet indicateur étant au final le plus important, j’espère le voir remonter rapidement. Rien de catastrophique pour le moment puisqu’on est sur des niveaux corrects mais loin des plus hauts du mois dernier.

7 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Adsense and publicité and revenus

Nov 15th 2007 Chiffres en vrac et auto-congratulation

La fin de 2007 marque une forte évolution dans ma petite entreprise. De nombreux chiffres symboliques sont sur le point d’être franchis ce qui me remplie de joie et d’allégresse, et ça devrait durer jusqu’aux fêtes de fin d’année.

Tout d’abord du coté des statistiques après quelques mois de stagnation je suis enfin sur le point de franchir les 400′000 visites mensuelles, le demi million devrait être une formalité pour 2008. Ces visiteurs devraient ouvrir environ 2 millions de pages en décembre. Ceci est le résultat d’un gros travail sur le contenu puisque je diffuse maintenant 3 news par jour au lieu d’une, ça me permet de couvrir l’ouverture des marchés européens, américains et asiatiques (je rappelle que je gère un site financier) ce qui me fait commencer mes journée à 6h30 pour finir vers 23h30 (avec beaucoup de pauses au milieu je vous rassure, je ne raterai pour rien au monde les Expert de Manhattan, Miami ou Dallas voire même Prison break ou encore la starac et la roue de la fortune). Travailler plus pour gagner plus ça à l’air de marcher.

Le plus important c’est le nerf de la guerre, Google m’a permis de démarrer facilement lorsque j’avais une audience de blogueur débutant en remplissant les espace pub et en payant pas beaucoup mais suffisamment pour assurer le fond de commerce. La copie d’écran ci dessus (un peu trafiquée pour cacher certaines données) est le résultat des 3 dernières années. Avant de commenter sur ce chiffre qui a l’air extraordinairement gros je rappelle que le cours de l’Euro Dollar est à 1.30 en moyenne sur la période, qu’il y a des charges sociales, des impôts, un serveur qui coûte quelques centaines d’euros par mois et des flux boursiers à payer, une fois tout ça déduit il reste un smic.

Je montre ces chiffres pour me faire mousser montrer qu’on a pas besoin d’être un gros blogueur américain pour arriver à sortir quelque chose du web et parce que j’en suis bien content.

PS : Si google veut faire passer mon compte en premium je ne dis pas non ;) J’aimerai changer le design des encarts de pub.

PS2 : Si quelqu’un connaît un Googler qui a la possibilité de me passer en premium je lui paye une bière  (lien non sponsorisé, c’est juste pour me rappeler que ça fait longtemps que je n’ai pas passé de commande).

12 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Audience and business and revenus

Oct 19th 2007 Google vs. Yahoo!

Un billet très intéressant de Jean Marie Le Ray. C’est le genre de calcul que j’aime bien faire car il relativise les performances des sociétés (en particulier sur leur revenu publicitaire).

Je me permets de répondre ici car ça me permettra de garder une trace de ces chiffres.

Google :
333′021′000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 9.50/639.62 = 1.5% du prix de l’action.

Yahoo :
1′347′170′000 actions en circulation.
Le bénéfice par action représente 0.32/29.35 = 1.1% du prix de l’action.

Attention au bénéfice par visiteur de Google, vous prenez en compte les revenus d’Adsense (Network) et des licences vendues. Yahoo prend les revenus ex-TAC (traffic acquisition costs) qui représentent $1.22 milliards pour Google (cf leur rapport Q3 2007), les revenus à prendre en compte sont donc $4.23Md-$1.22Md. Yahoo indique la stat par mois ce qui donne pour 458 millions de visiteurs environ $2.2 pour Google et pas $9.24. Pour trouver le résultat de Yahoo vous prenez le revenu ex-TAC (1,286 milliards) / 477 millions de visiteurs / 3 mois = $0.90 par visiteur par mois.

Il faut aussi considérer que ces stats incluent Google, Youtube… etc. A mon avis Google est bien plus performant que Youtube. Mais c’est un autre problème.

On est donc plus dans des rapports de 1.3 à 2,5 plutôt que 10 à 20. Ce qui est déjà pas mal je vous l’accorde.

Edit : un billet complémentaire chez Didier Durand

2 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Revue du web and business and publicité and revenus

Oct 17th 2007 Quelques chiffres d’Adsense

En 2006 Google a :

  • gagné $4.16 milliards avec les réseau de site utilisant Adsense,
  • reversé $3 milliards aux éditeurs.

Google reverse 72% de ses revenus et prendrait donc une commission de 28%. Je pense que cette commission n’est pas la même pour les comptes premium et les comptes normaux.

En 2006 j’ai représenté 1/38000ème des revenus d’Adsense. Je n’ai pas eu de réponse à ma demande de compte premium, je suis bien trop petit. En 2007 j’ai baissé les affichages d’Adsense, en 2008 je ne devrais plus avoir d’Adsense. Et pourtant c’est reposant de travailler avec Google, il n’y a rien à faire

10 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / business and publicité and revenus

Oct 9th 2007 Statistiques américaines

Chaque mois aux USA les annonceurs dépensent donc un peu moins de 8$ par internaute américain.

91% de ces revenus sont partagés par les 50 premiers, 70% par les 10 premiers et Google a lui tout seul en prend 40% (à noter qu’il en redistribue 40% via les Adsense)

Toujours aux USA Google toucherait environ 110 millions d’internautes, si on ne compte que les revenus d’adwords chaque visiteur américain rapporte environ $3.5 à Google, ça calme hein ?  J’ai un peu plus de 30′000 américains qui passent prendre des nouvelles du forex… faites le calcul.

Crédit photo

No Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Revue du web and revenus

Oct 4th 2007 Facebook a-t-il de l’avenir ?

J’ai lu sur Transnet hier puis aujourd’hui sur Techcrunch fr (en) que Steve Ballmer pense que l’envolée actuelle de Facebook est un engouement passager. En gros la mode va passer et ça va se tasser.
Comme il y a beaucoup d’utilisateur accros de Facebook parmi les bloggueurs l’affaire a pris pas mal d’ampleur.

Pour ma part, j’ai testé le service, j’ai regardé ses possibilité et au bout de quelques dizaines de minutes j’ai commencé à tourner en rond. Facebook est un écosystème très fermé si on compare au reste du web. Il y a quelques années j’aurai certainement accroché. Tout ça pour dire qu’il y a certainement un public pour ce genre de site, qu’il peut faire une grosse audience mais je ne vois aucune révolution majeure. Sur le long terme l’utilisation de Facebook devrait devenir assez ennuyeuse, les widgets c’est bien mais visiter les sites c’est mieux.

Ceci dit la porte n’est pas fermée et je changerai peut être d’avis avec le temps. Cependant j’ai d’autres arguments pour anticiper un futur probablement difficile pour Facebook. Tous ces argument tournent autour de la monétisation :) Pas d’argent, pas de moyen, pas de développement, ce qui entraîne stagnation et souvent effondrement.

Qu’est ce qui fait vivre Facebook à l’heure actuelle ?

  • Les investisseurs : Facebook a levé 40 millions de dollars de capital risque et négocie en ce moment avec Microsoft pour lever 500 millions pour développer son infrastructure.
  • La pub : apparemment en 2006 le site aurait eu 50 millions de dollars de revenus (125 millions en 2007 ?)

Quelle sont les charges ?

  • 300 employés, le salaire moyen dans la silicon Valley étant supérieur à 80′000$ pour les informaticiens ça représente environ 24 millions de dollars (je ne connais pas le montant des charges patronales en Californie)
  • Locaux, Je ne me risque pas à évaluer mais pour 300 employés ça doit être pas loin du million. (j’ai jeté un oeil rapide sur Craiglist, les 50m² se louent environ 1000 dollars par mois)
  • Hébergement, bande passante… Avec 50 millions de visiteurs uniques je ne serai pas étonné que le budget soit plus important que la location des locaux (Facebook a besoin de 500 milions pour développer l’infrastructure).

Les revenus de pub ne sont pas extensibles à l’infini.

Les depenses pub online dans le monde sont estimées à un peu plus de 30 milliards dans le monde en 2007 dont un tier rien que pour Google. Google arrive a prendre une aussi grosse part du gateau car il touche la quasi totalité des internautes. Il peut aussi facilement placer une pub à la ménagère de plus de 50 ans qui recherche une recette pour le repas familial que le chercheur astrophysicien qui cherche une doc technique. Ca des sites comme Facebook n’arriveront jamais à le faire et si l’audience est multipliée par 5 sur les 5 prochaines année Les revenus auront du mal à progresser beaucoup plus vite malgré ce que je disais il y a quelques temps.

Yahoo estimait que Facebook pouvait atteindre le milliard de revenue en 2015. A mon avis c’est un plafond qui tient sur l’hypothese que le marché de la pub connaisse une croissance de l’ordre de 15 à 20% par an pendant les 8 prochaines années et que Facebook tienne le cap pendant aussi longtemps. Bref, un enorme coup de poker. Le marché de la pub est déjà en forte croissance et continuer a se rythme pendant 8 ans relèverait du miracle.

D’un côté on a donc un marché publicitaire qui devrait avoir du mal à alimenter Facebook pour qu’il puisse valoir les milliards que son fondateur estime.
D’un autre côté on a un réseau social qui, sur le concept, est sympa pour partager ses photos ou ses coup de coeur mais qui du côté intérêt sur le long terme n’apporte pas grand chose.

Une fois la vague passée, Facebook devrait rester un réseau social ciblé sur les étudiants et peut être quelques fondus d’Internet.

Microsoft ferait une erreur de valoriser ce site à 10 milliards, j’ai l’impression qu’ils essaient de courrir après quelque chose qu’ils n’arrivent pas à attraper.

à lire sur ce sujet :

PS : Pour se donner une idée de ce qui fonctionne sur Internet on peut regarder les sociétés cotées en bourse. Rare sont les sites de contenus qui vivent uniquement de la pub.

1 Comment » Posted by Arnaud Jeulin / business and publicité and revenus

Sep 20th 2007 Modèle gratuit : NYT, WSJ… ou payant : Arrêt sur Images

Les faits :

  • Arrêt sur Images : Daniel Schneidermann souhaite que la première source de financement par abonnement, éventuellement un peu de pub pour compléter. Il récolte 240′000 euros en 1 semaine pour 12′000 abonnés
  • New York Times :  225′000 abonnés entre 50$ et 100$ par an. Passe au tout gratuit.
  • Wall Street Journal : 770′000 abonnés qui rapportent 65 millions de $. Passe au tout gratuit.

D’après ce que j’ai lu sur le web 2 modèles s’affrontent : l’abonnement et le financement par la pub.

Arrêt sur Image” est un site neuf, sans audience sans budget.  L’objectif du site est d’avoir un regard critique sur la télévision et sur l’image en général. Au yeux du public (en tout cas pour moi) le but premier est de trouver les failles et les erreurs pour les mettre sur la place publique, ce qui n’est pas négatif mais ça attire forcement l’antipathie de ceux qui ont fait ces erreurs. Le concept de l’émission fait qu’il est difficile de trouver des annonceurs pour se financer, ben oui, vous iriez vous vendre sur un site ou les visiteurs ont un regard fortement critique sur les médias ?. Vu que la pétition sur le web avait récolté 185′000 signatures en 1 mois et que les signataires sont en majorité des gens impliqués, critiques ayant certainement en majorité un statut social relativement supérieur à la moyenne, il pouvait sembler naturel qu’ils acceptent de soutenir financièrement le concept de l’émission. Je pense donc qu’il n’y avait pas vraiment d’alternative pour mettre en route “‘Arrêt sur Image” sur le Net.

Pour ce qui est du Wall Street Journal et du New York Time, ouvrir tous les articles gratuitement plus les archives revient certainement à multiplier par 3 ou 4 (certainement beaucoup plus) le nombre de page accessibles par les moteurs de recherche. De plus ça augmente l’intérêt d’aller sur ces sites pour tous les non abonnés. Le Wall Street Journal c’est déjà 7.2 millions de visiteurs uniques. Il gagne environ 65 centimes d’euros par visiteur (soit au total en dollar 75 millions $ par an) . En doublant son audience les revenus perdus des abonnements seront compensés par la pub. Des analystes prévoient une audience multipliée par 10, je vous laisse faire le calcul (même si les charges d’hébergement, de bande passante sont augmentés l’opération est rentable).

Voilà 2 modèles incomparables entre eux, ils ont chacun pris la bonne décision. Dans les années qui viennent, si “Arrêt sur image” reste viable avec une audience importante je ne serai pas étonné de voir plus de publicité dans ses pages…

Pour les sites de contenus, le modèle avec abonnement s’adresse aux sites avec une forte composante émotionnelle, qui implique le visiteur. Il faut que l’abonné ait envie de soutenir “une cause”.  Le modèle publicitaire est fait pour les autres :).

Ils m’ont inspirés :

1 Comment » Posted by Arnaud Jeulin / Audience and business and publicité and revenus

Sep 18th 2007 Adverline lève 4,5 millions d’euros

Vu sur le Journal du Net , Adverline (régie de pub et marketing online) lève 4.5 millions sur Alternext pour acquérir des sites de contenus.

Adverline croit en son modèle. La régie publicitaire externe procède à une augmentation de capital sur Alternext pour enrichir son offre. La société vise une croissance de 100 % en 2007.

Selon Loïc de Kerdrel l’objectif de la société est de “détenir en propre une marque forte dans un secteur, comme Societe.com, et de consolider cette audience avec des sites thématiques externes.” Mais avec 4,5 millions d’euros, aux vues du rythme des acquisitions des sites de contenus, et des prix du marché, Adverline sait qu’il n’achètera pas de grands noms. Loïc de Kerdrel vise plutôt de jeunes sociétés en devenir. Notamment dans le secteur des services à la personne, sur lequel elle veut se renforcer.

Le secteur des services à la personne est donc visé. C’est un secteur que je ne connais pas vraiment, en cherchant un peu on tombe sur ça :

Les services à la personne emploient en France plus d’1,3 million de personnes et représentent environ 3 % du PIB. Ils sont utilisés par une part croissante de la population et constituent l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie en termes de créations d’emplois. Pourtant, ce secteur d’activité, promis à un développement rapide, reste dans l’ensemble méconnu.

Ce secteur regroupe les jardiniers, gardes d’enfants (à domicile ou chez la nourrice), service de pressing, salon de coiffure… etc… C’est en effet le type de service dont tout le monde a besoin un jour ou l’autre.

Quels sont les types de sites qui pourraient intéresser Adverline :

Le marché Seniors est un site en croissance constante, environ 125′000 visiteurs uniques par mois, 65′000 inscrit à la newsletter. D’après ce site ils vendent l’espace pub sur la home à 990€ a semaine, un texte rédactionnel à 190€, sponsorisation de la newsletter à 1190€ (18€ au CPM). Le chiffre d’affaire de ce site doit être de l’ordre de 25′000 à 50′000 euros par an (évaluation par une méthode tenue secrète apparentée au doigt mouillé). Les charges doivent être faibles. 150′000 euros pour ce payer ce genre de site me semble correct. En suite en poussant un peu la publicité sans être trop intrusif on doit pouvoir sortir un CA annuel de l’ordre de 100′000 à 150′000 euros.

Sur le même thème SeniorActu.com Audience légèrement supérieure à Marché Seniors mais “seulement” 25′000 inscrits à la newsletter. La pub est un peu plus présente il doit donc y avoir un revenu un peu plus important. Disons qu’avec un chèque de l’ordre de 200′000 à 300′000 euros on devrait commencer à convaincre le propriétaire de ce site. (Je rappelle quand même que toutes ces évaluations sont parfois loin de la vérité… ou pas)

On pourrait faire tous les thèmes : enfance, jardinage… Il existe de nombreux sites avec une audience moyenne.  Avec 4.5 millions d’euros, si on déduit les divers frais Adverline devrait pouvoir acheter des sites pour un total de l’ordre d’un million de visiteurs uniques par mois et devrait tirer de ces achats un chiffre d’affaire publicitaire minimum d’1 million d’euros par an. En comptant sur la progression de l’audience, en déduisant les divers frais (hébergement, salaire…) je pense que c’est amortissable en 5 à 6 ans. Bref, la stratégie est bonne.

D’un autre côté j’ai vu que dans le panel de sites il y a un ciblage Finance. Donc si vous ne voulez pas dépenser la totalité de votre capital dans le service à la personne vous pouvez me contacter ;)

3 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Stratégie and business and publicité and revenus

Sep 10th 2007 Sponsoring ou publicité ? Zidane ou TF1 ?

Un avis d’expert du JDN sur la monétisation des blogs a attiré mon attention ce matin. Je vous assure que le lundi matin c’est pas évident d’attirer mon attention.

Je vous résume en deux lignes : L’auteur prétend que les stars du blog devraient se faire payer comme Zidane plutot que comme TF1. Le sponsoring plutot que la publicité.

Cette réflexion est tellement évidente que je n’y avais jamais pensé. Ou alors ça m’avait traversé l’esprit sans s’arrêter. Des blogs comme Presse-Citron, Vinvin, 2803, Steph et autres auraient tout à y gagner. Si je me mets à la place de Nokia, Orange ou n’importe quelle société plus ou moins dans la cible je pense qu’ils ont tout à gagner à sponsoriser ces bloggueurs avec un minimum d’exclusivité (l’exclusivité ne peut être totale) et de visibilité en échange d’un paiement stable et de prêt de matériel. Si ce sponsoring est équivalent à un salaire (plus ou moins gros suivant l’audience) je vous assure que la marque et le bloggueur y gagneront.

La limite à cette réflexion c’est que le sponsoring est réservé aux “personnalités visibles” du web.

5 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Revue du web and revenus

Sep 4th 2007 Skipass.com 10 ans et des perspectives d’avenir

On continue la tournée des sites tirant des revenus de la pub avec Skipass.com qui vient juste de fêter ses 10 ans, un vrai dinosaure du web.
Skipass c’est le site de référence pour les sports de glisse, Mashable en fait une description très complète. Ils sont installés à quelques kilomètres de mon camp de base, ce qui vient confirmer l’influence positive de la région sur les boites Internet :)

Revenons sur les chiffres. En 2006 Skipass a eu en moyenne 3.75 millions de pages vues, 466′000 visites et 233′000 visiteurs uniques par mois.
Le CA serait de 325′000 Euros dont 50% en affichage de pub, soit 162′500 € de revenus publicitaires.

Le revenu par visiteur s’établit donc à 6 centimes ce qui placerait Skypass au niveau de rentabilité de Doctissimo ou Skyblog. Ce niveau est intéressant si on sait en plus que Skypass tire l’autre parti de ses revenus du e-commerce.
Avec 5 personnes à temps plein la société est rentable et tire des bénéfices de son activité.
Avertissement : ces chiffres sont à prendre avec précaution car je ne tiens pas compte de l’audience de vttfreeride et Zapiks, les deux autres sites intégré au groupe en 2006.

Les sources qui m’ont aidées à rédiger ce billet :

2 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / publicité and revenus

Aug 28th 2007 Bilan des revenus du web publicitaire

Voici un résumé des revenus par visiteurs des sites évoqués dans ce blog. Ce sont exclusivement des revenus publicitaires (attention l’echelle est log sur les 2 axes)

Cette mise à plat est interessante sur plusieurs points.

Au plus l’audience est importante au plus on peut la vendre chère. En effet sur ce graphe les points bleus sont plus ou moins bien alignés (idem pour les rouges). Cette particularité permettrait de tirer une conclusion rapide : En multipliant l’audience par 2 on augmente le revenu par visiteur de 30%. Donc Audience * 2 = Revenu * 2.6 (comme toujours ce n’est pas une rêgle absolue)

La thématique est importante. Les sites financiers sont situés plus haut que les sites plus généralistes… On s’en serait douté. à noter que la théorie précédente est toujours valable sur cette thématique précise : Augmentation de l’audience = revenu par visiteur en hausse.

Certains sites sur-performent, d’autres sous-performent. Pour ma part je reste “en ligne” mais sans plus.

Je mettrai cette liste à jour au fur et a mesure que j’aurai des nouvelles données.

5 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / publicité and revenus

Aug 28th 2007 Revenus des sites de contenu généré par les utilisateurs

A lire sur le journal du net

Qu’est ce qu’on peut tirer de ces chiffres ?
Ils estiment que le nombre de visiteurs sur ces sites devrait progresser de 50% aux USA et 100% dans le monde d’ici 2011. Les revenus quant à eux devraient croître respectivement de 856% et 1198%.
D’après eMarketer les revenus par visiteurs sur les sites de contenu générés par les utilisateurs sont de $0.54 aux USA et $0.41 dans le monde et devrait tendre en 2011 respectivement vers $3.54 et $2.69. Dans les deux cas eMarketer estime que le revenu par visiteur connaîtra une croissance de 555%.

MySpace et Facebook sont deux cas particulier intéressants.

  • MySpace avec 114 millions de visiteurs et $525 millions de revenus estimés pour 2007 devrait avoir un revenu par visiteur de 0.38$.
  • Facebook avec 52 millions de visiteurs et $125 millions de revenus estimés pour 2007 devrait avoir un revenu par visiteur de 0.20$.

On voit ici deux informations :

  • Les réseaux sociaux généralistes génèrent moins de revenus par visiteur. Ca parait normal.
  • Facebook est quasiment deux fois moins rentable que MySpace. Facebook devrait regarder du côté des sociétés qui réussissent à monétiser son audience à son insu.  A moins que ça fasse parti de leur stratégie de développement (ce qui ne m’étonnerai pas).

Conclusion de cette enquête :
La croissance des revenus, d’après eMarketer, sera principalement basée sur l’augmentation du revenu par visiteur (+555% sur 4 ans). La progression de l’audience restera limitée sur les prochaines années.
Ceci confirme mon opinion de s’entourer de personnes compétentes en vente d’espace pub.

Ma conclusion :
Les chiffres de revenus par visiteurs sont en accord avec ceux d’autres sites leaders dans leur secteur. Quand à moi je me trouve encore loin derrière, certes je ne suis pas leader mais cette stagnation commence à m’inquiéter.

1 Comment » Posted by Arnaud Jeulin / Audience and Revue du web and publicité and revenus

Aug 24th 2007 Netvibes en marque blanche ?

D’après Techcrunch et Neteco il semblerait que Netvibes se mette à la marque blanche sur les echos. En regardant d’un peu plus près on voit qu’il y a une iframe contenant l’univers Netvibes des Echos. 2 solutions :

  • Netvibes se met vraiment à la marque blanche ce que je ne crois pas vu les déclaration de Tariq Krim
  • Les Echos se sont autorisés à mettre leur Univers dans une iframe pour ne pas perdre de visiteurs et récupérer un peu de recettes pub.

Ma conclusion est simple, via les Univers les lecteurs profitent du contenu sans que le journal puisse vendre de pub, à terme ça peut couter cher. Si Netvibes a une forte croissance les sites qui vendent de l’espace pub risquent de se faire canibaliser, seuls les sites de ecommerce en profiterons en développant un nouveau canal de distribution.
C’est pour ça que je m’abstiens de diffuser mon contenu sur des sites tiers comme les Univers Netvibes. Encore un argument pour la marque blanche.

Edit : apparemment il y aurait un accord officiel.

3 Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Concurrence and Revue du web and revenus

Aug 10th 2007 Doctissimo, 6 centimes par visiteur unique

Doctissimo vient de publier ses résultats pour le premier semestre :

  • Chiffre d’affaire : 5.4 millions d’euros  (+42%)
  • Part de l’e-pub = 68% du CA = 3.7 millions d’euros (+90%)
  • Audience Juin 2007 : 5.985 millions de visiteurs uniques français, 10.215 millions de visiteurs uniques au total
  • Résultat prévu = 40% =  2.16 millions d’euros

Je tiens compte uniquement de l’e-pub, Chaque mois un visiteur unique rapporte donc environ 6 centimes (Le ratio pour mon site sur le forex Mataf.net est d’environ 6.5 centimes). Pour ceux qui lisent rapidement attention c’est le chiffre d’affaire et non le résultat !

D’après les chiffres que j’ai

  • l’audience a progressé de 80% sur 1 an (chiffre non officiel)
  • La part de l’epub représentait 53%
  • Le CA du premier trimestre 2006 était de 3.82 millions d’euros

Début 2006 chaque visiteur unique rapportait donc 5.9 centimes en e-pub. Doctissimo met en avant sa progression du CA de l’e-pub de 90% face à la progression de 40% du marché global, cette progression n’est pas due à l’amélioration de leur vente mais de leur audience, s’il faut donner une promotion à quelqu’un c’est bien à celui qui a réussi a augmenter le nombre de visiteurs :)

Conclusion.

Si vous avez un site de contenu spécialisé 6 centimes d’euros par visiteur unique est un bon benchmark.

Et vous ? je suis curieux de connaitre votre ratio

No Comments » Posted by Arnaud Jeulin / Audience and Revue du web and publicité and revenus

Next »