Oct 17th 2007 09:17 am Le cave se rebiffe


- Depuis Adam se laissant enlever une côte jusqu’à Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont raté étaient basées sur la confiance! Croire en les honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses…. (Le Cave se rebiffe, dialogue de Michel Audiard)

Je vous laisse lire, écouter et voir la réponse de Thierry Bezier.

Je suis en train de me bidonner en lisant les dialogues d’Audiard, j’ai l’impression d’être dans un film dont il aurait écrit les dialogues. J’aurai aimé qu’il me réponde

Ce que tu peux être con ! T’es même pas con, t’es bête. Tu vas jamais au cinoche, tu lis pas, tu sais rien. Si ça se trouve, t’as même pas de cerveau. Quand on te regarde par en dessus, on doit voir tes dents.

Et là j’aurais pensé

Parce que j’aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Thierry, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l’italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c’est rien qu’un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j’ajouterais que c’est le roi des cons… Et encore, les rois, ils arrivent à l’heure…

Et j’aurais dit

Alors, y dors le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule. Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. J’vais l’renvoyer tout droit à la maison mère, au terminus des prétentieux.

Il m’aurait bien sûr répondu

Non mais t’as déjà vu ça ? en pleine paix, y chante et pis crac, un bourre-pif, mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi les dingues j’les soigne, j’m'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Thierry. Au 4 coins d’Paris qu’on va l’retrouver éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile…

Et le dialogue s’installerait, je pourrais commencer par

- Ah évidemment j’en suis pas encore aux toiles de maître, mais enfin c’est un début

- Oh c’est un début qui promet. Mais tu vois si j’étais chez moi comme tu le disais si gentiment, bah j’mettrai ça ailleurs.

- Qu’est-ce que je disais, y s’rait mieux près de la fenêtre. Tu le verrais où toi ?

- À la cave.

Et on pourrait enchaîner

- J’ai bon caractère mais j’ai le glaive vengeur et le bras séculier. L’aigle va fondre sur la vieille buse.

- Ça c’est chouette comme métaphore.

- Ce n’est pas une métaphore c’est une périphrase.

- Ah fait pas chier !

- Ça c’est une métaphore.

Et là en ma qualité de non professionnel du web depuis 10 ans je m’entendrais dire

- Debout, face au mur et les paluches en l’air… que j’les vois bien.

- On est chargé à la magnum. Si vous bougez seulement les oreilles, on vous coupe par le milieu.

Là ça aurait eu de la gueule… Et ça se serait terminé comme la mythique scène de la cuisine au lieu de finir par

La connerie à ce point-là, moi, j’dis qu’ça devient gênant.

Faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (1968)

PS : Merci de faire des commentaires “à la Audiard” pour rester dans l’ambiance.

PS2 : A tout ce remue ménage il faut ajouter le bruit des silencieux. pfou pfou ;)

Posted by Arnaud Jeulin / OPA Blogs

4 Responses to “Le cave se rebiffe”

  1. Xu on 17 Oct 2007 at 13:54 #

    - Vous savez quelle différence il y a entre un con et un voleur ?
    - Non…
    - Un voleur de temps en temps ça se repose.

    Arnaud, voleur de buzz hahah

  2. Michel Audiard on 17 Oct 2007 at 14:24 #

    - Mais y connaît pas Titi ce mec. Y va avoir un reveil pénible. J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu’le sang coule mais maint’nant c’est fini ! Je vais l’travailler en férocité ! l’faire marcher à coup d’latte, à ma pogne je veux l’voir ! et j’vous promets qui demandera pardon ! et au garde-à-vous !

    - Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

    - Bouge pas. Les mains sur la table. J’te préviens qu’on a la puissance de feu d’un croiseur chez Intruders! tu penses pas ?

    - Je pense surtout que le jour où on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner.

  3. Arnaud on 17 Oct 2007 at 14:39 #

    ça me donne envie de revoir ces films :)

    - Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole.

    - Dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards, c’est un canard. C’est vrai aussi pour les petits merdeux.

  4. Guillaume on 23 Oct 2007 at 15:30 #

    Touche pas au Grisby salope…

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